Typologie du troll

  • Typologie

Suite à une observation des trolls sur internet, une certaine typologie peut en ressortir.

– Le troll de base : c’est une personne cherchant délibérément à intervenir dans un débat en étant en désaccord ou en accord en fonction du sujet du abordé dans le seul but de créer une polémique et de susciter des réactions. Il agit alors en prenant parti pour le côté le plus décrié afin de générer un nombre très important de réponses en un temps court. Il devient alors une personne négationniste ou encore croyant au vaccin causant l’autisme et n’hésitera pas à atteindre le point Godwin (référence au Nazisme et/ou à Hitler).

– Le méchant : motivé par un certain machiavélisme et/ou narcissisme, ce troll n’hésitera pas à insulter sans modération, voire blesser psychologiquement, ses victimes dans le seul but de provoquer des réactions et d’attirer l’attention sur lui.

– Le maniaque : il attaque la personne sur la forme ou les détails de ses propos, une faute d’orthographe par exemple ou une phrase mal-dite.

– Le chasseur : celui-ci agit en groupe, il repère sa victime puis fait appel à d’autres trolls pour mieux isoler la victime. Leur agissement est proche du harcèlement.

– L’accusé : ici le troll n’a pas conscience d’en être un et n’a jamais eu l’intention de le devenir mais est accusé de l’être par son interlocuteur.

  • La politique a aussi ses trolls

Le président américain Donald Trump serait lui aussi un troll et aurait même le droit au statut de « troll suprême » ou de « meilleur troll d’internet », qualification que l’on retrouve aussi bien chez les usagers de twitter, que dans les articles de presse.

Si l’on reprend la définition du troll qui serait une personne capable de perturber une conversation pour attirer la conversation sur lui et qui aime la polémique, alors oui on peut confirmer que Donald Trump est bel et bien un troll.

En effet le président américain a le don d’attirer l’attention sur ses tweet qui mènent souvent à certaines polémiques et qu’il n’hésite pas à supprimer par la suite. Par exemple le 14 juillet 2015 il publia sur twitter un photomontage où des soldats nazis apparaissent sur le drapeau américain pour ne pas citer les nombreux tweet où il s’en prend aux mexicains ou encore plus récemment son tweet à l’intention de Kim Jong-Un :
« Kim Jong-un vient d’affirmer que le ‘bouton nucléaire est sur son bureau en permanence’ […] Informez-le que moi aussi j’ai un bouton nucléaire, mais il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et le mien fonctionne ! » qui avait provoqué une grande vague de réaction sur twitter.

Lors de l’élection américaine fin 2016, cette stratégie de trolling lui a d’ailleurs permis d’avoir toute l’attention portée sur lui. En effet d’après le journal en ligne Slate, 46% des articles publiés le concernaient.

Trump a également le droit à son armée de troll, la « Trump’s Troll Army » qui le considère comme le « Dieu-Empereur » et qui se déploie en grande partie sur 4chan, 8chan, Reddit et Twitter. Le but de cette armée était de permettre l’élection de Trump en divulguant de fausses informations et en trollant les concurrents et internautes.

En 2016, Pepe the Frog, un ancien même, devient l’emblème du trolling et est même accusé d’avoir jouer un rôle déstabilisateur dans la campagne présidentielle américaine.

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